Le Royaume de Faërie

Le monde de Faerie regroupe des espèces multiples. La même espèce peut d’ailleurs porter un nom différent selon sa position géographique. Il est donc plus que compliqué de les classer. Nous essaierons plus ou moins de les reconnaître afin de tenter de capter quelques renseignements sur ceux qui nous fascinent.
Ce monde peut choisir de vous ouvrir ses portes, comme ne jamais se dévoiler.Il faut savoir que la vision enchanteresse que nous pouvons avoir de cet univers ne correspond pas à la réalité. Faerie est un monde qui réunit la beauté captivante, la laideur repoussante, la joie malicieuse, la méchanceté intentionnelle, la douceur attendrissante, mais aussi la terreur affligeante.

Ces êtres se sont eloignés de notre monde que nous dégradons peu à peu avec force et ignorance.
Peut on encore espérer les retrouver?

Les origines de Faerie:

Nous trouvons plusieurs versions quant à son origine. Cela fait, bien entendu, également parti du mystère…
Selon un mythe nordique, : Ymir vers
elfes de lumiere et elfes de nuit.

“Les sorcières naquirent de la race de Vitholf,

Tous les voyants sont issus de Vilmeith,

Et les artisans des charmes sont les enfants de Svarthofthi,

Et d’Ymir descendent tous les géants.”

VIII- Gangleri dit : ” – Que firent alors les fils de Bor, dont tu crois qu’ils sont des dieux ? ”

Très-Haut répondit : ” – A ce sujet, il n’y a pas peu à dire. Ils prirent Ymir et le portèrent au centre du Vide Béant, et en firent la terre. Les terres furent composées de sa chair, et les rochers de ses os. Ils créèrent graviers et pierres de ses dents et de ses molaires, et de ceux de ses os qui étaient brisés.”
Et Egal du Très-Haut reprit : “- Du sang, qui coulait et jaillissait librement de ses plaies, ils firent la mer, une fois qu’ils eurent formé et affermi ensemble la terre émergée, et la ceignirent des flots marins en anneau tout autour. Et il apparut à la plupart des hommes qu’il serait presque impossible de les traverser.”
Et Troisième ajouta : ” – Ils prirent aussi son crâne, et en firent les cieux, et les disposèrent en quatre coins au-dessus de la terre. Et sous chaque angle, ils placèrent un nain, dont les noms sont Austri, Vestri, Nordri et Sudri. Puis ils prirent les braises ardentes et les étincelles qui volaient librement, projetées depuis Muspellheim, et les placèrent dans le firmament du Vide Béant, à la fois au-dessus et par en-dessous, afin d’éclairer le ciel et la terre. Ils assignèrent une place à chaque corps lumineux, certains dans le ciel, d’autres se mouvant librement sous la voûte céleste. Néanmoins, à ces derniers aussi, ils conférèrent une place, et réglèrent leur course. Ces faits, depuis lesquels sont décomptés les jours et racontée l’histoire des années, sont narrés dans les antiques poèmes, ainsi qu’il est dit dans la Voluspa :

“Sol ne savait où se trouvait sa demeure,

Mani ignorait quelle puissance il avait,

Les étoiles ne connaissaient pas leur place.”

Gangleri dit ensuite : “- Ce sont prouesses dont j’ouïs parler à présent. Il s’agit d’une œuvre considérable merveilleusement habile et intelligemment exécutée. Mais quelle forme donnèrent-ils à la terre ? ”

Et Très-Haut répondit : ” – Elle est arrondie en périphérie, et ceinte de la profonde mer. Et sur la rive de cette mer se trouvent les contrées qu’ils allouèrent comme demeure à la race des géants. Mais ils bâtirent à l’intérieur de la terre des fortifications tout autour du monde, pour le protéger de l’hostilité des géants, et utilisèrent à cette fin les cils d’Ymir le géant. Ils nommèrent cet endroit Midgard. Ils se saisirent également de son cerveau, et, le jetant en l’air, en constituèrent les nuages, ainsi qu’il est dit ici 2:

“De la chair d’Ymir fut façonnée la terre,

Et la mer de son sang,

Les montagnes, de ses os, les arbres, de ses cheveux,

Et de son crâne, le ciel.

Mais de ses cils, les clémentes puissances firent

Midgard pour les fils des hommes ;

Et de sa cervelle furent façonnés

Tous les nuages menaçants. ”

Mythe islandais: Eve enfants lavés, dieu condamnent ces enfants à rester loin des humains.
Ceux là deviennent les elfes: peuple des Huldres. les filles resteront terriblement belels mais porteront une queue de vache en bas de leurs dos.

Pour certains, les elfes restent tout simplement des anges déchus. Des païens morts et errants entre deux mondes, n’ayant ni gagner le paradis ni accéder à l’enfer.

Dans le dévon, les lutins seraient des âmes d’enfants qui ne furent point baptisés.

La localisation de Faerie:
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Katharine Briggs

C’est le 8 novembre 1898 que Katharine voit le jour à Londres, dans le joli quartier bourgeois de Hampstead. Entourée de sa mère Mary Cooper et de son père Edward, aquarelliste, elle grandit au son des contes que son père lui narre chaque soir au coucher. Elle s’intéresse donc à la littérature et au folklore dès son plus jeune âge. Après Londres, la famille déménage en 1911 dans la région du Perthshire, en Ecosse. Son père s’éteint en 1913. En 1918, elle part pour Oxford afin d’y suivre ses études et décroche avec brillot son doctorat. Sa thèse porte alors sur le “folklore in Jacobean Literature”. De retour chez elle, elle prend en charge son héritage, à savoir une grande mine de charbon. Celle ci lui permet alors d’être tranquille financièrement. Après avoir écrit des pièces de théâtre durant son parcours scolaire, elle se met à l’écriture de livres portant sur la féérie et les traditions de son pays. Katharine reste une grande inspiratrice pour tous les passionnés d’Elficologie, comme le grand Pierre Dubois, qui lui rend souvent hommage.
Elle reçu un prix d’honneur après sa disparition pour son travail au sein de la société du folklore qu’elle présidait.

1953: The Personnel of Fairyland
1959: The Anatomy of Puck
1965: Folktales of England
1970-1971: The four-volume Dictionary of British Folk Tales in the English Language
1976: A Dictionary of Fairies, Hobgoblins, Brownies, Bogies and Other Supernatural Creatures

Pierre Dubois

C’est Pierre Dubois, en personne, qui a inventé ce terme: l’elficologie! Il se décrit, lui même, comme étant un conteur de légende, un écrivain et un collectionneur. Avec ses  mille talents, il réussit à nous embarquer, avec lui, au pays des fées. Le petit peuple n’a plus aucun secret pour celui qui conte et raconte avec enthousiasme les histoires passées fantastiques, mystérieuses et souvent méconnues. Il les puise dans le chaudron magique qui réunit les croyances et les mythes d’autrefois. Ce Merlin des temps moderne raconte qu’il a passé des années à visiter les anciens dans les villages afin de collecter toutes ces merveilleuses histoires. Pierre Dubois aime le vocabulaire, ces jolis mots et leurs poésies. Il joue avec eux, comme un magicien, afin de nous faire rêver.

Pour mieux le découvrir et se glisser dans l’intimité de ses songes, vous pouvez aller faire un tour par ICI, et vous aurez alors la chance de le croiser quelques instants bavardant avec Richard Ely, comme deux amis qui converseraient près d’une grande cheminée, se rappelant et évoquant de jolis souvenirs.

« les petits êtres fuyants et cachés oublient de fuir quand on les appelle par leur vrai nom » de Gaston Bachelard – La terre et les rêveries du repos.

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